La Tristesse

La Tristesse

La tristesse fait partie des émotions de base, appelées aussi émotions primaires. C’est une réaction naturelle, instinctive, qui vient nous informer d’un besoin ou d’un changement dans notre environnement.

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Création Premiers Pas Couture

COMPRENDRE LA TRISTESSE

La tristesse fait partie des émotions de base, appelées aussi émotions primaires. C’est une réaction naturelle, instinctive, qui vient nous informer d’un besoin ou d’un changement dans notre environnement.

Comme toute émotion, la tristesse ne dure pas dans le temps. Les pleurs permettent de soulager, de libérer les tensions. C’est une phase qui permet au corps de revenir à son équilibre de base. Les bébés, les enfants le font instinctivement. Les pleurs permettent à leur organisme de se libérer des toxines induites par le stress.

La tristesse serait ainsi à l’origine d’émotions secondaires comme la déception, le désespoir, la nostalgie, le chagrin. Et d’émotions sociales, c’est à dire d’émotions inhérentes à la relation aux autres, comme l’envie, l’humiliation, la honte.

La tristesse nous invite par la force des choses à nous poser, à nous retirer un moment de l’action, pour « prendre le temps de… » . Mais également pour  comprendre ce qui se passe. Prenons l’exemple du processus de deuil. C’est une émotion qui surgit après la colère et qui est indispensable pour accepter la perte de l’autre. 

La tristesse a plusieurs fonctions, la première étant de permettre une mise à distance d’une situation afin de se recentrer, se questionner sur les raisons de cet état. Et favoriser l’acceptation d’une nouvelle réalité.
L’autre fonction de la tristesse est de solliciter l’empathie d’autrui, en resserrant les liens sociaux et amicaux par l’expression d’un besoin de réconfort et de changement.

Si la tristesse est une émotion simple à comprendre, elle est en revanche souvent plus compliquée à admettre et à gérer. Culturellement, la tristesse est dévalorisée et souvent refoulée, cachée, niée par pudeur, par crainte du jugement ou de montrer sa vulnérabilité.
Comme pour les autres émotions désagréables que nous ne voulons pas vivre, nous pouvons mettre en œuvre tout un tas de stratagèmes d’évitement (alcool, alimentation, drogues, ou bien encore s’investir exagérément dans le travail, les sorties etc…).

Ceci afin de nous « anesthésier » et ne plus ressentir ces sensations désagréables. Toute émotion joue un rôle, envoie un message à prendre en compte. Si celui-ci n’est pas entendu et donc si l’émotion est refoulée, notre corps trouvera un moyen de nous faire passer le message autrement un jour ou l’autre.  Notamment par diverses manifestations psycho-somatiques qui pourront être bien plus désagréables.

Au niveau du cerveau, la tristesse est un moment de pause, d’analyse d’un moment difficile. Le cerveau est donc plus actif quand il est triste. En effet, il travaille pour se souvenir, penser et réfléchir à des solutions ou des nouvelles alternatives. La sérotonine diminue et les tensions augmentent. C’est pourquoi pleurer est nécessaire pour expulser cette anxiété, se détendre et libérer tout ce que nous ressentons. Après avoir pleuré, nous commençons à sécréter des endorphines qui nous détendent.

La tristesse touche tout le corps dans sa globalité.

Que ce soit l’esprit (“broyer du noir”, “avoir la mort dans l’âme”), le visage (regard éteint, bouche affaissée, “avoir une tête d’enterrement”, “faire grise mine”).

Mais aussi la voix (plus rauque, ton amer, débit plus lent), la gorge (“avoir une boule dans la gorge”), les épaules (voûtées, “porter le chagrin du monde sur ses épaules”).

Elle entraîne une baisse d’énergie, de vitalité, un repli sur soi. Elle peut provoquer une perte d’appétit et des troubles du sommeil.

Avec la sophrologie, vous apprenez à considérer la tristesse non pas comme une faiblesse, mais pour ce qu’elle est : un signal nécessaire.

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COMMENT L'ADULTE PEUT ACCOMPAGNER LA MANIFESTATION ÉMOTIONNELLE DE LA TRISTESSE CHEZ L'ENFANT ?

En tant qu’adultes parler de nos émotions aux enfants est important. En effet, le système de gestion des émotions n’est pas  mature chez l’enfant avant l’âge de cinq ans. Il va donc être intéressant d’ accompagner, d’aider l’enfant à identifier ses émotions, en lui parlant de nos propres émotions.

En tant qu’adulte, nous éprouvons naturellement de la difficulté face à un enfant qui est triste, qui pleure. Il est vrai qu’accueillir les émotions des enfants peut sembler complexe, notamment lorsqu’elles remettent en question notre rôle protecteur. Cela peut devenir une source de stress et de préoccupation.

Nous sommes souvent tentés de dire : « Ne pleure pas ». Pourtant, nous savons pertinemment que les larmes procurent une sensation de libération. Les émotions contenues peuvent en effet entraîner des répétitions douloureuses.  Il est donc légitime d’affirmer à un enfant : « Je vois que tu as mal, c’est normal que cela te fasse souffrir ; pleurer,… ».

Le fait de parler de nos propres émotions d’adulte (en choisissant bien ses mots :)) va permettre à l’enfant d’organiser progressivement son environnement émotionnel et humain. Les recherches montrent que les enfants dont les parents mettent des mots sur leurs émotions d’adultes : « Je suis triste », « Je suis fatigué », « Je suis en colère » … Sont des enfants qui apprennent un peu mieux que les autres à réguler leurs propres émotions.

Selon la pédiatre, Catherine Gueguen, « les pleurs participent à la maturation du cerveau émotionnel ». Chaque crise de colère et de pleurs est une occasion d’apprendre à réguler ses ressentis, à condition que l’adulte reste un repère stable, calme et bienveillant. Ce qui n’est pas toujours chose aisée 😅. 

Certaines circonstances favorisent davantage les pleurs chez le jeune enfant :

La fatigue en fin de journée, lorsqu’il est malade, un sentiment de non-écoute, un évènement familial.
Le très jeune enfant pleure plus facilement car il ne dispose pas encore des mots pour exprimer ce qui le gêne ou ses désirs.

Il pleure aussi par frustration, lorsque ses besoins primaires ne sont pas satisfaits (faim, sommeil…), si un autre enfant lui prend son jouet, ou face à une difficulté qu’il ne parvient pas à surmonter.

Selon le pédiatre Donald Winnicott, répondre aux pleurs du bébé construit un sentiment de sécurité intérieure. L’enfant comprend que ses besoins comptent, qu’il est entendu et protégé par ses parents et les adultes qui l’accompagne.

Chez l’enfant plus grand, les pleurs peuvent exprimer le stress, la déception, la honte, l’anxiété souvent liés à l’école ou aux relations sociales.

Les enfants vivent leurs émotions avec beaucoup d’intensité, même au-delà de 6 ans.

Les larmes expriment avec force une difficulté jugée insurmontable par l’enfant. Elles surviennent lorsqu’il ne sait plus comment faire ou comment réagir face à une situation stressante ou anxiogène.

L’enfant pleure avant d’aller faire son vaccin, parce qu’il a perdu son ballon, parce que son copain l’a bousculé, parce qu’il voulait un morceau de chocolat et qu’il n’y en a plus… Difficile parfois d’identifier la cause exacte.

Pistes d’accompagnement de l’enfant en fonction de l’âge de l’enfant:

Chaque âge a ses besoins et ses repères pour retrouver le calme :

  • Bébé (0-2 ans). Le portage, la chaleur du corps, la succion et les gestes lents sont rassurants. De même, la régularité des routines (repas, bain, siestes et coucher du soir) sécurise et contribue à diminuer les pleurs.
  • Jeune enfant (3-6 ans). La verbalisation et les rituels d’apaisement (comptines, berceuses, respiration profonde, lecture d’une histoire courte) aident à canaliser la frustration, à déplacer l’attention vers d’autres activités et sources de bien-être. 
  • Enfant de 6 à 12 ans. Le dialogue devient essentiel : “Qu’est-ce qui t’a mis en colère ? Que pourrais-tu faire autrement la prochaine fois ?” Encourager à trouver ses propres stratégies de calme : musique douce, dessin, écriture, promenade

L’adulte doit veiller à permettre à l’enfant d’exprimer sa tristesse, mais aussi toutes les émotions qu’il ressent ; en apprenant à les reconnaître, à les nommer et à les accueillir.

Ainsi, en développant la confiance en ses capacités, l’enfant construit son identité.

Les émotions ne sont pas menaçantes, elles font partie intégrante de la vie et aident l’enfant à grandir.

📌Je propose à chacun un accompagnement spécifique et individualisé dans l’écoute et l’adaptation au besoin du moment à domicile ou en structure petite enfance.

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